En pleine négociation sur la mise en place d'un "CDI pour les intérimaires", l'Union Syndicale de l'Intérim CGT s'est déployée pendant trois jours dans les Côtes d'Armor, sur les secteurs...
L'acharnement antisyndical continue ! Les 5 militants CGT de Roanne, Cristel, Christian, Didier, Jean-Paul et Gérald ont été arrêtés ce matin 23 mai à leur domicile, suite à leur refus de...
PSA Sochaux a annoncé, fin avril, l'arrêt en juillet de l'équipe de nuit, ce qui entraînera la suppression de 850 contrats d'intérim. Le groupe, qui invoque la chute des marchés,...
Un CDI pour quoi faire ? Depuis le 1er mars, le PRISME (patronat du travail temporaire) et les organisations syndicales de la branche sont engagées dans la négociation sur la...
En pleine négociation sur la mise en place d'un "CDI pour les intérimaires", l'Union Syndicale de l'Intérim CGT s'est déployée pendant trois jours dans les Côtes d'Armor, sur les secteurs de Dinan, Broons et Lamballe.
Les délégués régionaux CGT d'Adecco, Manpower, Randstad, Synergie, Crit et Start People se sont investis dans l'organisation de cette opération. Epaulés par les Unions Locales CGT de Dinan et Lamballe et de l'Union Départementale CGT, les militants ont distribué des tracts aux portes des entreprises Les Gavottes, Cordon Electronics, Delmotte et Cooperl.
Les salariés rencontrés ont apprécié l'initiative, prenant le temps d'échanger avec les militants.
Le 12 juin, s'est tenu à Dinan une conférence-débat organisée conjointement par l'Union Locale CGT et l'USI-CGT, avec pour thème "La vie par intérim, l'avenir en pointillé".
Invité par la CGT, Gérard Filoche, inspecteur du travail à la retraite et très connu pour ses nombreux "coup de geule" contre certains membres du gouvernement et le MEDEF, a démasqué la récente loi sur la "sécurisation de l'emploi" et dénoncé les attaques contre notre système de retraites tout en alertant les salariés intérimaires de la casse de notre statut.

L'acharnement antisyndical continue !
Les 5 militants CGT de Roanne, Cristel, Christian, Didier, Jean-Paul et Gérald ont été arrêtés ce matin 23 mai à leur domicile, suite à leur refus de se soumettre au prélèvement ADN après leur condamnation injuste à une peine non exécutoire pour « dégradation légère d'un bien par inscription, signe ou dessin » pour des faits liés à des actions syndicales en plein conflit des retraites en 2010.
Coupables de n'avoir rien fait de condamnable !
Avec la loi d'amnistie qui se profilait, on pensait le dossier définitivement clos. Après plus de deux ans de cauchemar judiciaire, les 5 de Roanne devaient être lavés définitivement de toutes accusations. Mais c'était sans compter sur le refus du gouvernement de faire voter par l'Assemblée le texte adopté au Sénat permettant l'amnistie des infractions commises dans le cadre de mouvements sociaux. Et c'était aussi sans compter avec l'acharnement des pouvoirs publics contre nos 5 camarades.
L'annonce ce matin de l'arrestation de Cristel, Christian, Didier, Jean-Paul et Gérald a été ressentie comme une attaque inacceptable par les militants réunis à Montreuil pour le Comité confédéral national de la CGT. Dans un communiqué, le CCN (Comité confédéral national) demande au Procureur Général de Lyon ainsi qu'au Procureur de Roanne que cessent immédiatement les gardes à vue et que les poursuites soient abandonnées.
Le CCN "appelle toutes les organisations de la CGT à intervenir pour exiger la libération et l'abandon des poursuites de nos cinq camarades".
PSA Sochaux a annoncé, fin avril, l'arrêt en juillet de l'équipe de nuit, ce qui entraînera la suppression de 850 contrats d'intérim. Le groupe, qui invoque la chute des marchés, aurait pu choisir de baisser les cadences, elle a opté pour le licenciement massif déguisé.
La Direction du site a décidé de démonter, à partir du 15 juillet, l'équipe de nuit, qui produit la 3008, la 5008 et la DS5, pour reporter cette production sur les équipes de jour.
La brutalité de la décision démontre le manque de réflexion de cette Direction qui aurait pu gérer les choses autrement, notamment en revoyant à la baisse les charges de travail, excessives aujourd'hui.
Avec comme conséquences, 850 intérimaires menacés de renvoi à Pôle emploi en fin de mission, plusieurs centaines de salariés Peugeot, actuellement de nuit, dont l'organisation familiale serait perturbée, et l'incidence sur tous les sous-traitants impactés. Il est anormal que certains soient privés de travail alors que d'autres croulent sous des postes surchargés.
PSA s'inspire des mesures prévues par l'Accord National Interprofessionnel signé le 11 janvier 2013 par la CFDT, la CFTC et la CFE/CGC. Voilà donc les vrais droits pour les travailleurs : flexibilité de l'emploi et ferme ta gueule !
La CGT appelle les salariés de nuit et les intérimaires à se faire entendre !
PSA fait de la gestion financière à courte vue et au détriment des salariés. Il y aura besoin d'une équipe de nuit sur le système 1 début 2014 pour la T9. Il est tout à fait possible de maintenir l'équipe de nuit actuelle pour faire la jonction, même si cela doit se traduire par quelques jours de chomage APLD supplémentaires ! Priorité à l'emploi.
Les pouvoirs publics et les élus politiques vont-ils encore laisser faire sans réagir ?
Un CDI pour quoi faire ?
Depuis le 1er mars, le PRISME (patronat du travail temporaire) et les organisations syndicales de la branche sont engagées dans la négociation sur la « sécurisation des parcours professionnels des salariés intérimaires » (CDI pour les intérimaires).
La CGT a décidé de participer à ce processus dans l’objectif de sauvegarder et améliorer les droits sociaux des intérimaires par l’obtention d’un CDI de droit commun pour l’ensemble des salariés.
Cette négociation a été volontairement mal engagée par le PRISME. Le patronat de la branche ayant fait le choix du passage en force pour imposer son tempo et la discussion autour de son projet. Pour la CGT, cette méthode est inacceptable.
Au cours la réunion du 19 avril, le PRISME a fait savoir qu’il ne comptait pas négocier sur la mise en place d’un CDI de droit commun. L’ultime version du texte qu’il a présenté aux organisations syndicales exclu explicitement cette possibilité. Le patronat reste campé sur son objectif d’enfermer la discussion sur la base de son projet et ce contre l’avis quasi unanime de l’ensemble des organisations syndicales.
Projet du PRISME:
La CGT a fait des propositions basées sur des axes essentiels :
Pour la CGT, le projet patronal n’est pas acceptable. Les enjeux sont énormes d’autant que le patronat européen et le MEDEF comptent sur cette négociation pour tirer vers le bas les droits sociaux de l’ensemble des travailleurs de ce pays et ainsi faire voler en éclats le modèle social français actuel des salariés intérimaires, un statut gagné par plus de 40 ans de luttes et qui se caractérise pour être le plus protecteur en Europe.
Les salariés intérimaires sont en attente de garanties collectives fortes et non d’une régression sociale sans précédent que le patronat veut imposer.
Prochaine étape de la négociation : les 31 mai et 14 juin 2013.
L’Accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013, signé par la CFDT, CFTC et CFE/CGC a prévue la fin de la négociation pour le 28 juin 2013.
Le temps n’est pas à la résignation,
il faut résister et combattre le chantage MEDEF-CFDT-AYRAULT !
Des centaines de milliers de travailleurs licenciés, des dizaines de milliers de salariés intérimaires de retour à la case chômage.
L’hémorragie se poursuit et l’hécatombe sociale s’étend à l’ensemble du monde du travail.
Cela fait des mois que les salariés intérimaires nous prenons de plein fouet, la lame de fond des licenciements massifs. Du chômage à l’exclusion sociale, nous naviguons dans la précarité absolue, dans la pauvreté, dans l’incertitude du lendemain.
Lire la suite : Le 9 avril, les salariés de l’intérim seront dans la rue !
Le 1er mars 2013, le PRISME, patronat de l’intérim, avec l’aval du Ministère du travail, convoquait une réunion sur "la mise en application de l’article 4 C de l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier 2013". Il s’agit en fait de définir la mise en place et les conditions de rémunération du CDI, pour les salariés intérimaires.
Le 5 mars, à l'appel de la CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES, plus de 200.000 manifestants ont défilé dans les rues contre l’accord MEDEF-CFDT-AYRAULT signé le 11 janvier.
Des salarié-e-s intérimaires et employé-e-s d'agence ont participé à ces manifestations.
Cet accord qui organise le démantèlement des droits et règlementations protégeant les salarié-e-s et qui cautionne la délinquance patronale ainsi que son impunité, doit être combattu partout y compris dans les entreprises.

L'accord dit de « sécurisation de l’emploi », signé le 11 janvier par des syndicats minoritaires (CFDT, CGC et CFTC) et le MEDEF a pour but de faciliter les licenciements et de rendre plus difficiles les recours des salariés, des institutions représentatives du personnel, des syndicats. Ce texte généraliserait également la flexibilité, et surtout vise à généraliser les « accords de compétivité », permettant « au nom du maintien de l’emploi » d’imposer des remises en cause des salaires, du temps de travail et de toute autre droit collectif… sans aucune garantie.
L’Union Syndicale de l’Intérim CGT a tenu son congrès à Courcelle-sur-Yvette (91).
Un congrès c’est un moment fort dans la vie de l’organisation syndicale. Il permet aux militant-e-s CGT de l’intérim de se mettre en ordre de marche contre les politiques antisociales du gouvernement, du MEDEF et du PRISME.
Notre Congrès s’est caractérisé par l’unité et par une détermination intacte des syndicats de poursuivre la construction du rapport de forces sur les lieux de travail, là où les salarié-e-s intérimaires et employé-e-s des agences, subissent les abus et les attaques patronales.
Contre l’accord MEDEF-CFDT-CGC-CFTC, descendons dans la rue !
L’USI-CGT a tenu son congrès les 19,20 et 21 février 2013.
45 délégué-e-s intérimaires et permanents d’agence étaient présents au cours de ces trois jours de franche discussion. Devant les dangers de cet accord, le Congrès a voté à l’unanimité, la résolution suivante.
"L’accord MEDEF-CFDT-AYRAULT signé le 11 janvier organise le démantèlement des droits et règlementations protégeant les salaries et cautionne la délinquance patronale (ainsi que son impunité).
Le congrès de l’USI CGT s’inscrit pleinement dans la mobilisation et la lutte contre la transposition de cet accord dans la loi.
Cet accord prévoit dans son article 4c une négociation sur la mise en place du CDI dans la branche de l’intérim :
« Définir les conditions d’emploi et de rémunération des intérimaires qui seront titulaires de ce contrat »
