"Au nom de l’idéal qui nous faisait combattre et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui..." (Jean Ferrat)
.
Jean FERRAT nous a quittés
Toute sa vie, il est resté fidèle à ses idéaux, il a su dire nos espoirs, nos craintes,nos indignations, nos révoltes.
Adieu camarade, salut l’artiste, Hasta siempre !
Mise à jour le Dimanche, 14 Mars 2010 10:18
Saint-Nazaire, la Navale intérimaire
Écrit par Administrator
Vendredi, 05 Mars 2010 17:46
Le 3 mars, Saint-Nazaire s'était mobilisée pour défendre les emplois, la Construction navale et l'industrie
Une délégation nationale conduite par notre secrétaire général, Philippe TIXIER, a tenue à être présente dans cette manifestation afin d'apporter le soutien aux travailleurs intérimaires mais aussi aux salariés permanents des agences, également frappés par la lame de fond du chômage et des restructurations.
En Loire-Atlantique, 14.000 intérimaires sont au chômage dont 4.000 à Saint-Nazaire.
Les intérimaires qui étaient employés sur les Chantiers Navals, désormais à Pôle emploi, se voient proposer du travail à l'extérieur mais sans indemnité de déplacement, sans panier, sans primes, qui plus est à des taux horaires inférieurs (autour de 8/9 €) à leurs précédentes missions. Et ce, sans aucune reconnaissance de leur ancienneté et de leur qualification. Le travailleur intérimaire se retrouve ainsi à chaque fois à la case départ et toujours au ras des pâquerettes au niveau salarial. Pire, la menace de la radiation pèse en permanence. C'est aussi le cas dans la filière automobile, où des salariés qui étaient en CDI et récemment licenciés réintègrent leurs propres boîtes... en tant qu'intérimaires, à des coûts défiant toute concurrence!
Dans cette course au profit , les travailleurs intérimaires du bassin nazairien, comme ailleurs, connaissent fort bien, déjà depuis quelques années, cette pratique menée par les ETT qui consiste à baisser le niveau des salaires des intérimaires afin de bénéficier des exonérations de charge pour bas salaires, ce qui leur permet de remplir leurs caisses.
Tordre le cou à la précarité
Fermetures de boîtes, salaires au rabais, fins de mission, déplacement forcé sous peine de sanction, il est inadmissible que les salariés financent le mode d'organisation de l'emploi décidé par le patronat et le gouvernement.
Cette précarisation doit être endiguée. Cela ne peut passer que par une embauche en CDI, dans les entreprises utilisatrices ET dans les sociétés d'intérim.
L’Union Syndicale de l’Intérim-CGT revendique donc un nouveau statut pour les travailleurs intérimaires, à savoir: une embauche en CDI directement par l'agence d'intérim.En clair, un contrat INTERMISSION.
Cela leur assurera un emploi stable, uné rémunération à 100% et la garantie de leurs droits sociaux, même quand ils n'ont pas de mission. Ce n'est pas aux salariés de payer alors que l'absence de contrats est de la responsabilité des employeurs.
Dans plusieurs entreprises de travail temporaire ainsi que dans la branche, les Négociations Annuelles Obligatoires viennent de démarrer.
En cette période de crise où le pouvoir d'achat est au plus bas et après des années de politique de gel des salaires, le comportement des directions est une véritable insulte envers l'ensemble des salariés des différentes enseignes.
Chez MANPOWER, les salariés permanents organisés dans la CGT haussent le ton et le font savoir !
Salariés permanents: un livret spécifique pour connaître vos droits
Écrit par Administrator
Lundi, 28 Décembre 2009 09:44
Le livret CGT des droits des salariés permanents du Travail Temporaire vient de paraître.
En agence, au siège, en plateau technique, vous êtes 23.000 salariés permanents présents dans plus de 600 entreprises du Travail Temporaire en France.
Ce livret est destiné à vous donner des adresses utiles, à vous renseigner sur quelques-uns de vos droits les plus élémentaires, mais aussi vous faire connaître nos propositions et revendications Cgt.
Seul face à l’employeur, un salarié(e) permanent est souvent pieds et mains liés au bon vouloir patronal. La façon la plus efficace de se défendre, de faire respecter ses droits, reste le fait de se syndiquer, de s’unir pour être plus forts pour agir pour ses revendications. C’est ce que vous propose l'USI-CGT.
Contrat de travail, congé de maternité, grille de classifications, formation professionnelle, mobilité et mutations, vos droits à la retraite ?
Le Livret d’accueil CGT des salariés permanents est un outil qui entend apporter des réponses aux questions que vous vous posez.
Vous pouvez vous le procurer auprès de vos syndicats d’entreprise ou en prenant contact avec l’USI-CGT.
Mise à jour le Dimanche, 14 Mars 2010 10:24
Grévistes sans-papiers « tabassés »
Écrit par Administrator
Samedi, 23 Janvier 2010 16:41
Un Etat qui ressemble de plus en plus à la France de VICHY.
Il est 7 h 25, mercredi matin, lorsque les forces de l’ordre pénètrent dans l’ancien hôtel Majestic. Depuis trois mois, soixante-trois intérimaires sans papiers occupent cet immeuble près de l’arc de triomphe, dans le cadre d’un vaste mouvement de grève pour obtenir une circulaire de régularisation.
D’après les témoignages que nous avons recueillis, cette évacuation, ordonnée par la justice, ne s’est pas faite sans violence. Ainsi, le Vieux Doucouré, dont nous avions publié le portrait dans l’Humanité du 31 décembre, a la cheville foulée après avoir été « bousculé » par les forces de l’ordre : « Une centaine de CRS sont arrivés à 7h10. J’ai demandé trois fois à voir la requête d’évacuation, ils ont refusé. Une fois dehors, c’était violent : les CRS ont utilisé les gaz lacrymo et des grévistes ont été tabassés à coup de matraque. L’un a eu plusieurs dents cassées. » Un militant de l’UD CGT de Paris a été hospitalisé. Témoin de la scène, le photographe Bernard Rondeau raconte que le syndicaliste a été « violemment pris à partie par les forces de l’ordre, jeté à terre et roué de coups ». Par ailleurs, un gréviste a été arrêté et placé en garde à vue, d’où il devait sortir hier soir.
Le 13 janvier, plusieurs de ces travailleurs avaient témoigné à l’Assemblée nationale de leurs conditions de travail lors de la rénovation d’une annexe du palais Bourbon. Ils avaient alors montré leur badge « Bouygues bâtiment » et témoigné de l’hypocrisie du système. Les services de l’Assemblée ont annoncé hier que l’affaire allait être portée devant la justice. « Avec ou sans piquet de grève, on continuera à dire la vérité », prévient Doucouré. Un rassemblement de soutien est prévu aujourd’hui à 11 h 30 au métro Assemblée-Nationale.