EMCONOPA TT se tire avec la caisse

2018 chantier iterAttention ! NOUS VOUS APPELONS À RESTER VIGILANTS !

 

Basée en Espagne, la société d’intérim EMCONOPA (groupe COPUNO) avait créé une agence d’intérim française pour intervenir, à la demande du groupe espagnol FERROVIAL, sur le chantier ITER à CADARACHE (Bouches du Rhône).

Depuis 2015, elle employait 150 intérimaires espagnols, essentiellement des coffreurs, sans respecter la législation française du travail temporaire.

Avec des contrats de travail français, les ouvriers espagnols ne percevaient jamais les indemnités de fin de mission ni les indemnités compensatrices de congés payés. La totalité de l’effectif était rémunérée en espèces pour une partie de leurs salaires, les heures supplémentaires n’étaient pas forcément majorées, l’égalité de traitement salarial avec l’entreprise utilisatrice n’était pas respectée et un certain nombre d’entre eux étaient entassés dans des appartements dans des conditions indignes. Certains salariés, victimes d’accident du travail, étaient virés et rapatriés sur le champ sans pouvoir bénéficier de la couverture sociale à laquelle ils ont droit.

Au delà des graves atteintes et abus subis par ces travailleurs, la CGT INTÉRIM avait constaté que les cotisations et contributions sociales obligatoires que EMCONOPA prélevait sur les bulletins de paie, n’étaient jamais reversées aux organismes du secteur de l’intérim (FAFTT, AG2R, FASTT, Mutuelle). L’Union Locale CGT de Saint-Paul-lès-Durance relevait également des opérations frauduleuses aux organismes sociaux français.
L’inspection du travail a été saisie.

2018 emconopaLorsqu'en février dernier, la CGT INTÉRIM et le délégué CGT de la société d'intérim s'étaient présentés à l'agence française de EMCONOPA 14 rue du Pont-Neuf, à PARIS, afin d'exiger le paiement des salaires et le versement des cotisations sociales, ils ont découvert que l'agence était en réalité un cabinet conseil ayant des relations très étroites avec la chambre de commerce espagnole en France. Le patron fraudeur pouvait donc compter sur des mains expertes.

Aujourd’hui, EMCONOPA a quitté le chantier, abandonnant les travailleurs à leur sort. Une majorité d'intérimaires ont décidé de rentrer en Espagne, sans avoir été payés de leur travail. D’autres travaillent toujours sur place, repris par FERROVIAL. Cependant, le problème des cotisations sociales et le paiement de la totalité des salaires ne sont toujours pas réglés.
La CGT est intervenue auprès du syndicat espagnol Commissions Ouvrières de Catalogne pour dénoncer les pratiques de banditisme patronal de EMCONOPA et du groupe COPUNO. Le groupe COPUNO est depuis quelques années dans le collimateur des organisations syndicales espagnoles pour des pratiques similaires. Affaire à suivre...