La Mèche 35 circule déjà !

lm35Le dernier numéro de notre journal La Mèche vient tout juste de paraître.

Il est consacré aux actions en cours dans l'intérim et aux graves dangers que nous réserve le projet de loi Travail XXL.

N'hésitez pas à nous écrire si vous souhaitez recevoir une version papier.

 

Bonne lecture !

 

 

Accident mortel d'un cordiste intérimaire

ATcordiste Après l'accident mortel d'un intérimaire cordiste sur la base de Kourou en Guyane en juillet 2016, et de nombreux accidents graves, nous devons déplorer un nouvel accident mortel dans ce métier à haut risque. 

Le 21 juin, un ouvrier intérimaire cordiste de 21 ans est décédé après avoir été enseveli dans un silo de la distillerie Cristanol à Bazancourt, dans la Marne. Sous contrat d’intérim chez PROMAN, il était employé par la société ETH basée dans le Pas-de-Calais. Il était originaire des Côtes-d’Armor.

L’accident s’est produit alors qu’il s’efforçait de casser des plaques de grains qui s’agglutinaient, pour leur permettre de s’écouler hors du silo. Le salarié était le premier d’une équipe de cinq cordistes à poser le pied sur 370 tonnes de drèche, des résidus de brassage de céréales généralement utilisés pour l’alimentation animale. Selon les protocoles en vigueur, les intervenants descendent en rappel un par un, et restent maintenus par une corde.

Pour une raison que l’enquête devra déterminer, le technicien s’est retrouvé désencordé. Il a été aspiré par les grains. Son collègue qui suivait a tenté de le retenir, en s’accrochant à lui, mais la masse l’a également aspiré bien qu’il soit resté encordé. Il allait disparaître à son tour quand les autres personnes sont intervenues pour le secourir. Il a pu être remonté sain et sauf, à la différence de la victime. Son corps n’a été retrouvé qu’en fin d’après-midi, après la vidange du silo haut d’environ 25 à 30 mètres. Les pompiers n’ont pu faire autrement. Il était trop dangereux pour eux de s’aventurer dans la masse de drèche, comparable à des sables mouvants.
Deux enquêtes ont été ouvertes, l’une par la gendarmerie, l’autre par l’inspection du travail. Les premières auditions ont commencé dès mercredi. Une cellule psychologique a été mise en place auprès des collègues de la victime et du personnel de Cristanol.

Les salariés intérimaires cordistes continuent à payer de leur vie. Organisés dans la CGT Intérim, les cordistes intérimaires font pression pour que le ministère du travail se penche sérieusement sur l'amélioration des conditions de travail dans cette profession.

Santé et sécurité au travail, reprise des négociations

accidente-laboralSuite aux actions menées par l'Union Syndicale de l'Intérim CGT, les négociations avec le patronat de la branche, sur la santé et la sécurité au travail reprend, après de longs mois d'interruption.

Durant les mois de mars et avril, l'USI-CGT avait organisé avec succès plusieurs occupations d'agences sur Paris, Saint-Nazaire et Marseille, avec comme objectif la relance de la négociation.

Suite à ces actions, le PRISM'EMPLOI, patronat de l'intérim, qui avait cantonné, depuis le début, la négociation aux seuls personnels permanents, salariés administratifs et commerciaux du travail temporaire, accepte finalement d'aborder le volet « salariés intérimaires ».

Le reclassement des intérimaires suite à un accident du travail, l'accès à la médecine du travail dans de meilleures conditions, la prévention des risques, figurent parmi les points qui seront abordés.
Pour ce qui est du volet « salariés permanents », embourbé dans les points «Qualité de la vie au travail » et « Risques Psychosociaux », les discussions vont également reprendre.

Statistiquement, un intérimaire a deux fois plus de risque d'avoir un accident du travail par rapport à un poste occupé en CDI. Avec un taux de gravité qui s'avère deux fois plus élevé. En 2013, ce sont près de 35 000 accidents du travail dans la branche du travail temporaire, 67 décès.

Ces négociations sont donc une étape pour continuer à revendiquer la mise en place d'actions de prévention en matière de santé et de sécurité au travail (formation, fourniture de protections individuelles gratuites, visites de poste préalable au placement d'un salarié intérim...), d'autant que les grandes enseignes fournisseuses de travailleurs temporaires ont perçu des aides publiques comme toute entreprise, par milliards qui partent tous en profits à l'actionnaire . La négociation, enlisée depuis plus de deux ans par la faute du patronat, est donc réouverte par l'action de la CGT !

75ème anniversaire des fusillés de Châteaubriant

affiche chateaubriandIl y a 75 ans, le 22 octobre 1941, 27 otages sont fusillés par les nazis à Châteaubriant sur ordre du Führer Adolf Hitler, avec la complicité du régime de Vichy. Le choix des otages ne doit rien au hasard : ils étaient résistants, militants, responsables de fédérations ou syndicats CGT, conseillers généraux ou députés communistes…Ils furent livrés aux nazis par Pucheu, principal dirigeant du patronat français, devenu sous l'occupation allemande, ministre du travail de Pétain.

La mémoire de ceux qui ont lutté, il y a 75 ans, sera saluée comme chaque année à la carrière des fusillés de Châteaubriant, en Loire Atlantique. Dans le contexte actuel où racisme et xénophobie resurgissent à travers l’idéologie de partis politiques extrémistes, la CGT de l'intérim s’inscrit dans ce devoir de mémoire.

A l’occasion de cette date commémorative particulière et à la veille des élections présidentielles et législatives de 2017, la CGT, en s’inscrivant pleinement dans la transmission de la mémoire collective, combat la haine, le racisme, la xénophobie, le fascisme et prône paix et justice sociale, que ce soit dans et hors des entreprises.

La commémoration des fusillés d’octobre 1941 fait partie de ce combat.

Conférence de presse pour la santé et la sécurité au travail

08.11.16 conference presse sstFace à la croissante dégradation des conditions de travail, la CGT de l'Intérim a tenu mardi dernier, devant la presse écrite et radiophonique, sa conférence de presse pour présenter la campagne nationale "URGENT ! INTÉRIMAIRES EN DANGER" alors que la négociation sur la santé et la sécurité au travail se tient depuis quelques mois avec le PRISM'EMPLOI, patronat de l'intérim.

Philippe Tixier, secrétaire général de l'USI-CGT, André Fadda et Alain Wagmann, négociateurs de l'organisation syndicale, étaient accompagnés de l'ensemble des responsables syndicaux CGT de Manpower, Adecco, Start People, Crit, Proman, Synergie, Supplay mais également de délégués CGT de Renault-Cléon, entreprise très consommatrice d'intérimaires.

Tous les syndicats et sections CGT de l'Intérim sont dans l'action pour sensibiliser l'opinion publique et les travailleurs sur la nécessité urgente de stopper l'hécatombe qui frappe des milliers de salariés sur le lieu de travail. Objectif: obtenir un accord de branche de haut niveau garantissant la santé et la sécurité des salariés concernés.

L'USI-CGT revendique :

• L’arrêt immédiat des contrats avec les entreprises ayant un niveau de sinistralité élevé et constant.
• L’embauche en CDI.
• Sécuriser le travailleur intérimaire qui souhaite rester en intérim, en remplaçant les contrats de mission de courte durée par des contrats de longue durée.
• Élimination du risque à la source, comme prévu par le Code du Travail, par une politique de prévention qui ne soit pas soumise aux diktats de la réduction des coûts.
• L’attribution à la charge des ETT, des Équipements de Protection Individuels complets à chaque intérimaire, avant sa prise de poste.
• Des formations conséquentes pour les intérimaires, mais également pour les salarié-es des agences, dans la connaissance des métiers à risque (BTP, Métallurgie, Transport, Nucléaire, Pétrochimie, etc.)
• La suppression des exonérations de cotisations sociales, élément majeur dans la politique de « gestion du risque ».
• L’application des taux de cotisation AT/MP en lien avec l’activité principale de l’agence.
• La limitation de la sous-traitance.
• L’interdiction immédiate pour les salariés en contrat pro et stagiaires de les mettre en mission d’intérim.
• Le départ à la retraite anticipée à 55 ans pour les intérimaires qui ont été exposés à la pénibilité. Cessation anticipée d'activité pour les intérimaires qui ont été exposés à l’amiante, aujourd'hui exclus s'ils ont travaillé que dans la sous-traitance de grands sites contaminés. Négociation immédiate.
• Un service spécial de la Médecine du Travail dans la branche du travail temporaire en lien avec les services de santé des entreprises utilisatrices.
• Renforcement des moyens et prérogatives des Comités d’Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT) et des Délégués du Personnel.

 

usine enfer

 

 

Top départ pour la santé et la sécurité au travail

sur ordonnanceLa CGT de l'intérim lance le top départ d'une campagne de sensibilisation et de dénonciation à propos des conditions de travail subies par les salariés intérimaires

Dans l’intérim, l’être humain est loin d’être respecté dans son travail.
Aux difficiles conditions de travail vécues par les salariés intérimaires vient se greffer la menace permanente de pointer au chômage le lendemain.
Durant de nombreuses années, la CGT de l’intérim n’a de cesse alerté et dénoncé la dégradation des conditions de travail et les méthodes de management pratiquées tant dans les entreprises utilisatrices que dans les sociétés d’intérim.

lm special 6 sstLes chiffres parlent d’eux-mêmes:
64 morts et 39 869 accidents du travail en 2014 sans compter les dizaines de milliers de salariés victimes de maladies professionnelles.

Aux dirigeants des entreprises utilisatrices et des entreprises d’intérim, nous leur adressons le message suivant.
Messieurs les directeurs, nous ne vous laisserons pas détruire la santé physique et mentale des salariés intérimaires.
Nous n’aurons de cesse de lutter, pour replacer sur le lieu de travail la reconnaissance de l’être humain, le respect de sa dignité, et imposer des conditions de travail qui soient synonymes de sécurité au travail et de travail décent.
Nous allons vous apprendre à respecter la santé et sécurité au travail par les moyens qui sont les nôtres: la mobilisation et les tribunaux  !   

 

usine enfer  filles cimetiere

 

 

Chez SAMSIC, la CGT fait son entrée

cgt entrepriseLe 1er juin se sont déroulées les élections chez SAMSIC. Pour la première fois, la CGT s'implante dans cette entreprise d'intérim avec 7 élus au Comité d'entreprise et 8 élus comme délégués du personnel dont une salariée cadre.

Cet événement, les salariés l'attendaient depuis longtemps.

Un excellent résultat très encourageant. Les salariés intérimaires et la salariée cadre d'agence fraîchement élus seront un formidable point d’appui pour défendre vos acquis et conquérir de nouveaux droits. Salaires, conditions de travail, embauches, qualification, respect : la CGT continuera d’être de tous les combats !

CRIT INTÉRIM condamnée pour escroquerie

crit escroquerieLa société CRIT INTERIM vient d’être condamnée à 300 000 euros d’amende par la Courd’Appel de Paris pour escroquerie et travail dissimulé, outre des dommages et intérêts et frais de défense à l’URSSAF, Pôle Emploi, la CGT et la CFTC.

La Cour dispose que : « L'emploi de manœuvres frauduleuses est établi dès lors que la société a utilisé un logiciel incluant des codes occultes permettant d'éditer des bulletins de salaire non conformes à la réglementation du travail»

Entre 2003 et 2005, elle avait en effet mis en place un logiciel lui permettant de supprimer le paiement des indemnités de fin de mission et des indemnités compensatrices de congés payés à des dizaines de milliers d’intérimaires (près de 50 000 missions concernées).

Depuis des années, la CGT Crit et la CGT Intérim demandaient réparation de ce préjudice et s’étaient portées parties civiles.

Les victimes étaient en majorité des salariés jeunes, des saisonniers, des salariés immigrés, parmi les plus fragiles.
Le montant total du préjudice a été estimé par l’enquête à plusde 1 million d’euros.
Par cette victoire, la CGT fait une nouvelle fois la preuve de son efficacité dans l’intérêt de tou-te-s les salarié-e-s.

JUGEMENT À TÉLÉCHARGER ICI 

PAS UNE SEULE VOIX POUR LE PEN

couverture 31Les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises confirment les risques pour la démocratie, les droits des salariés et des citoyens.

Ils sont les résultats des politiques libérales, des lois régressives, des remises en cause des droits, comme des renoncements des gouvernements successifs à œuvrer véritablement pour la justice sociale et la réponse aux besoins sociaux et environnementaux. Pour autant, depuis des mois, de nombreux salariés et citoyens contestent ces choix, s’opposent aux mauvais coups, tels la loi travail et la loi Macron et se mobilisent avec leurs organisations syndicales, notamment la CGT.

Pour la deuxième fois dans le pays, sous la Vème République, une candidature d’extrême droite, représentée par le front national, sera présente au second tour des élections présidentielles. C’est un danger pour la démocratie, la cohésion sociale et le monde du travail. Les gouvernements, qui depuis 2002 se sont succédés sans jamais répondre aux aspirations légitimes à plus de justice sociale, sans ouvrir de perspectives d’avenir meilleur, en portent une lourde responsabilité !

La CGT ne se résoudra jamais à accepter un tel scénario. Elle affirme que les salariés doivent, plus nombreux et plus fort, exprimer leurs attentes et leurs exigences revendicatives, faire grandir des mobilisations convergentes capables d’imposer un rapport de force pour gagner de nouveaux droits. Seul le progrès social favorise les solidarités, participe à combattre l’exclusion, les stigmatisations, les mises en concurrence.

L’utilisation des peurs, du terrorisme, les amalgames éhontés entendus lors de la campagne, la xénophobie, le racisme, le sexisme et l’homophobie, la préférence nationale ne résoudront pas les inégalités, le chômage et les bas salaires.
La CGT les combat et les combattra sans relâche ! Elle n’aura de cesse de faire barrage à l’extrême droite ! Pas une voix ne doit se porter sur sa candidate !

L’autoritarisme des gouvernements successifs, les engagements non tenus ou les reniements, le renoncement à une Europe sociale, les dénis de démocratie, l’utilisation à répétition du 49.3 et les politiques menées ont cultivé la désespérance et le fatalisme d’une partie de la population. Cela est renforcé par la casse de l’industrie et des services publics, la montée du chômage et de la précarité, l’abandon des zones rurales et périurbaines.

La CGT ne croit pas en l’Homme providentiel et c’est la raison pour laquelle, elle revendique une véritable démocratie et de véritables droits d’expression et d’intervention dans toutes les entreprises et les services. Elle propose des alternatives sociales comme, par exemple, l’augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux, les 32 heures pour travailler toutes et tous, travailler mieux et moins.

La CGT appelle l’ensemble des salariés et des organisations syndicales à faire du 1er mai une journée de mobilisation, de lutte et d’expression revendicative exceptionnelle, une journée de rassemblement pour les droits des travailleurs, le progrès social, la liberté, l’égalité, la justice, la fraternité, la paix, la démocratie et la solidarité internationale.

La Mèche n°33

Revendicative et rebelle, la CGT de l'Intérim CGT vous présente le dernier numéro de son journal « La Mèche ».
Il se veut un lien de solidarité. Ce journal est le vôtre, à vous de le faire vivre, en nous remontant toute l'actualité sur vos luttes et actions dans l'intérim. La résistance et la contre-attaque se nourrit par la circulation de l'information rebelle. A vous de la faire grandir !

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