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Amiante, la fibre tueuse

Entre 45 et 54 ans, un ouvrier a quatre fois plus de risque de mourir par cancer qu’un cadre supérieur, son espérance de vie est inférieure de 7 ans et la France détient le triste record européen de mortalité par cancer avant 65 ans.

 

Dans le bâtiment, la maintenance industrielle, l’industrie, le nettoyage, la réparation automobile, des millions de salariés sont exposés. Les plus touchés sont les femmes et les hommes travaillant en sous-traitance et en intérim.

 

L’amiante causera 100 000 morts d’ici 2025, soit 10 morts par jour et 3 000 décès par an. L’amiante avait de nombreux atouts : il était incombustible, résistant à la corrosion, électriquement isolant et trois fois moins cher que les autres fibres minérales; mais il devient nocif pour l’homme dès qu’il se dégrade ou qu’il est travaillé sans protection.

 

Jusqu’à son interdiction, en 1997, l’amiante a été massivement utilisé, en particulier dans les filatures, la sidérurgie, la métallurgie, la réparation et la construction navale. Les industriels s’en servaient pour calorifuger les fours, les chaudières ou protéger des structures métalliques. Les entreprises l’utilisaient pour fabriquer des faux plafonds, des portes coupe-feu et des appareils électroménagers d’usage courant.

 

Dans les années 1960 et 1970, l’amiante a été utilisée pour prévenir le risque incendie dans les immeubles, les collèges et les hôpitaux. 100 millions de m2 de nos bâtiments seraient encore amiantés et des millions de tonnes d’amiante seraient encore disséminées dans nos usines.

 

Les fibres d’amiante sont 200 fois plus fines qu’un cheveu humain. Les effets néfastes de son inhalation (fibroses pulmonaires, asbestoses et son caractère cancérigène) sont connus depuis le début du siècle dernier.

 

L’amiante provoque, essentiellement, des cancers de la plèvre appelés mésothéliones et des cancers du poumon. Les signes de la maladie se manifestent longtemps après l’exposition, jusqu’à vingt ou quarante ans après. Les employeurs connaissaient les méfaits de l’amiante et ils ont continué à faire entrer ce poison dans les entreprises, sans précaution particulière. Aujourd’hui encore, des employeurs bafouent la loi.

 

La CGT et les associations de victimes de l’amiante ont obtenu des résultats très importants. Ils ont notamment obtenu que la loi soit renforcée pour la prévention de la survenance des maladies professionnelles. Les juges ont astreint les employeurs à une obligation de résultat. Les employeurs doivent évaluer les risques, former et informer les salariés et mettre à leur disposition des équipements de protection individuelle et collective efficaces.

 

La concentration de fibres d’amiante dans l’air ne doit pas être supérieure à 0,1 fibre par cm3 sur une heure. Les salariés qui ont été exposés au risque amiante doivent bénéficier d’un suivi médical et le chef d’établissement doit établir une fiche d’exposition. L’amiante doit être retirée par des sociétés agréées.

Les salariés peuvent partir en préretraite s’il est reconnu qu’ils sont malades de l’amiante ou si l’une de leur entreprise est inscrite sur la liste ouvrant droit à la préretraite amiante.

 

Il est interdit d'utiliser des salariés intérimaires pour les travaux de déflocage et de démolition exposant aux poussières d’amiante.

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